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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 19:01

Pas par hasard


Née en 1958 dans le nord de la France ; puis  après un passage pendant quelque temps  à l’ouest de la France ; une formation professionnelle m’amène dans le sud.


De période de chômage en période de chômage, de petits contrats en petits contrats sans parler du travail « au noir », de déceptions amicales en déceptions… amoureuses ; je commence à descendre doucement sans m’en rendre compte même si je ressens forcément un mal-être, dans une certaine déprime une dépression certaine. Dans le fond, prostrée sur mon lit avec sans doute des idées suicidaires ; j’ai crié à Dieu : « Si tu existes, aides-moi ! ». Inconsciemment, petit à petit, je remontais la pente, ou plutôt : Dieu me faisait remonter la pente. Évidemment, je commençais à me poser des questions sur l’existence de Dieu plus sérieusement même si je n’ai pas été forcément très assidue dans cette recherche à ce moment là.


Un jour, j’ai rencontré un membre d’une « église » qui m’a parlée de Christ et m’a invitée à des réunions dites « d’évangélisation ». Là, j’ai été un peu plus assidue dans ma recherche parce que je suis d’un caractère plutôt persévérant tout de même. Cependant, c’est seulement au bout de 5 ans que j’ai enfin saisi ce que j’ai cherché à comprendre et qu’il ne faut justement pas chercher à comprendre : si Dieu ne dépasse pas nos compréhensions, entendement, intelligence, raisonnements,  logique… est-Il Dieu ? Ne serait-il pas un « petit » Dieu ? De diverses manières, diverses circonstances, diverses personnes… Il m’a parlé et répondu ; non pas à tout dans Sa volonté, mais suffisamment et surtout ce que Lui seul peut décider de me dire et me révéler.


Le but de ce témoignage n’est pas de vous parler de ma conversion qui a abouti à mon baptême le 27 janvier 2002 ;  mais plutôt de vous faire un témoignage d’une autre étape parmi d’autres, dans ma vie chrétienne.


J’ai donc été fidèle à mon « église » dénominationnelle  parmi d’autres dénominations ; pendant 8 ans environ ; j’ai participé à certaines activités dit « ministères »  selon les appels aux bonnes volontés sur l’estrade pour tel ou tel service ; ou quand on venait me chercher à la fin des réunions selon les besoins ; j’ai participé pour également m’intégrer.


C’est pendant ces années que j’ai souvent entendu prêcher le faux pour discerner le vrai ; j’ai entendu beaucoup de « Il faut… il faut… pour le Seigneur… pour le Seigneur… Il demande… moi je l’ai fait : tout le monde doit le faire… »  J’ai aussi entendu les mêmes sempiternelles réflexions, commentaires, infantilisantes, culpabilisantes… parce  que je ne rentrais pas dans le moule ;  sous prétexte de soumission  ; mais aussi des allusions, sous-entendus jusque sur l’estrade pour être encore  plus culpabilisant, parce que bien sûr sur une estrade d’une « église » on n’est censé tout pouvoir se permettre ; et qui plus est dans 4 murs en pierres de ce qui est appelé « église » alors que l’église est le corps de Christ : point !


Toutes les bonnes formules dans une certain « patois de Canaan » pour asservir insidieusement finalement ; rien de très visible comme dans d’autres sectes qu’ils condamnent : la forme est différente mais le fond est le même ; plus insidieuses surtout pour sectariser, conformiser, formater… dans une doctrine si « humaine », charnelle,  et religieuse : là, je n’ai pas vu l’amour de Christ !  


Au bout de 5 ans de bons et loyaux services, j’ai eu un souci de santé physique qui m’a clouée au lit pendant des semaines, des mois, handicapants maintenant ; mais c’est bien dans ce désert de solitude, de douleurs physiques morales, mentales et même « spirituelles » que j’ai eu des révélations vivantes, nouvelles ou qui confirmaient ce que Dieu m’avait déjà révélées : pas dans le brouhaha, dans un système religieux, à grands cris dans les moments de prières (je suppose que leur dieu est sourd et ne répond pas depuis les années que je les ai entendus !?), pas dans les stridentes notes de musiques… mais chez moi ! Je tiens à préciser que pendant ces quelques mois d’absence, je n’ai eu la visite que d’un membre qui s’est un peu soucié de moi… sur les 250 ou 300 membres de cette assemblée qui priaient pour moi, certes, mais qu’est-ce que la prière si ce n’est la première chose à faire bien sûr, mais s’il n’y a aucun acte ensuite qui devrait en découler comme une évidence, couler de la source d’en-haut ? On leur doit tout dans 4 murs d’une «église » ; ils ne doivent rien en dehors ! Je vais passer bien des détails sectaires mais  une me paraît importante à souligner : dans ces dénominations, on n’a pas le droit de dire « non » ! Si on se permet de le dire : on fait semblant de ne pas l’entendre, c’est étouffé, écrasé, ridiculisé… c’est bien là un esprit sectaire, non ? On peut se demander là, donc, où est notre liberté en Christ ! Que veut donc dire « marcher par l’Esprit » ? J’ai souvent vu des « coups de l’épée de l’Esprit » dans l’eau !  Pris avec recul je sais,  après plus de 2 ans maintenant de fuite ;  que j’ai sûrement subi un « lavage de cerveau » à entendre toujours les mêmes formules systématiques et automatiques à coup de versets bibliques sortis de leur contexte et pas comparés à d’autres.


Donc, pendant ces quelques mois d’absence, pratiquement un an ; je m’étais complètement détachée de cette assemblée -et sa doctrine- et certains membres pour qui j’avais de l’affection au moins amicales ; église qui, malgré tout avait comptée pour moi puisque Dieu m’y avait parlé comme Il parle à travers les inconvertis et même les pires des païens : ce qui ne fait donc pas d’elle une église sainte ni même voulue de Dieu !


Je me sentais libre, d’une certaine manière « légère »… de tout joug en tous cas parce que je n’étais plus envahie par un système religieux et des membres bourrés de religiosité rassurante.


Malgré tout, j’y suis retournée ?!?! Un grand regret pris avec du recul ! Pourquoi y suis-je retournée ? Parce qu’on m’avait incrusté dans le crâne : « N’abandonnez pas votre assemblée ! » Quelle erreur à première vue, parce que, évidemment, Dieu s’en est servi aussi ! Quand j’ai franchi la porte de cette assemblée à mon retour, j’ai senti un poids sur les épaules, une carcan, une pression, une camisole, je n’arrivais même plus à lever la tête… et je me suis encore laissée sectariser pendant quelques mois en subissant toujours  les mêmes problèmes : complexe de persécution ? Non ! Susceptibilité ? Non ! Ça serait facile pour certains (nes) de le dire pour me culpabiliser encore plus et me remettre un autre joug sur les épaules ! Et surtout par ceux et celles qui sont toujours dans une tombe de religiosité.


J’arrive ici au but de mon témoignage, les quelques lignes précédentes étaient, il me semble,  nécessaires pour mieux comprendre et surtout saisir ce qu’est la volonté  de Dieu dans son insondable grâce.


Je m’étais, en ce temps donc, encore engagée dans un certain « travail » dit « ministère » dans un certain patois religieux : saisie informatique de certains documents, chez moi.


J’avais, au fil du temps, de moins en moins envie d’aller aux réunions-cultes-évènements… jusqu’à un certain mardi soir, où je me suis forcée à y aller pour au moins rendre le travail que j’avais fait au membre concerné de l’autorité de cette assemblée.


J’ai donc pris le bus, alourdie par le devoir religieux d’aller à cette réunion dite « étude biblique » ; et en descendant du bus, je me suis entendue dire, pas par hasard, dans mon âme, esprit, pensée : « Pourvu que je vois ce membre avant la réunion ! »  C’est tout ! Je n’ai pas réfléchi au pourquoi et au comment d’une telle pensée, je n’ai pas extrapolé en me demandant ce que ça pouvait bien vouloir dire… j’ai continué mon chemin… et j’ai vu ce membre pour lui donner ce que j’avais à lui donner avant la réunion ! Est venu le moment de louange… et là encore… hop : une parole fulgurante, pas par hasard : « Tu attends 5 minutes après le début du temps de prière et tu t’en vas... ». Pas plus de réflexion ni de raisonnement : 5 minutes après le temps de prière, j’ai pris mes affaires et je suis partie ; en franchissant la porte : je savais déjà que je n’y reviendrais plus et définitivement ! Toujours aucune réflexion ni  extrapolation…  ce n’est pas pour dire que je suis « bête » ;) ; mais plutôt pour faire comprendre, réaliser que tout coulait de source, c’était dirigé, j’étais « portée » en quelque sorte. Mon témoignage ne se termine pas là…


Pas par hasard !

Je me suis assise pour attendre mon bus ; à peine deux minutes après, une femme qui venait d’une ville à 25 kms environ m’aborde, pas par hasard, pour me demander des renseignements en m’expliquant qu’elle était invitée par des amis.  Nous devions prendre le même bus, pas par hasard,  parmi d’autres qui passaient par là. On discutait sympathiquement… et je n’ai pas eu besoin d’utiliser les techniques  habituelles « d’évangélisation » à grands renforts de formules  apprises  dans cette assemblée : c’est elle –Fabienne- qui m’a parlé « spiritualité » , pas par hasard,  en m’expliquant de certains (nes) leur parlaient du coran, d’autres du bouddhisme, des chrétiens lui parlaient de la bible…  parmi d’autres choses de sa vie ;  j’ai compris qu’elle était en recherche…  et c’est seulement là -puisque mon Dieu, donc pas par hasard,  m’avait dirigée vers elle et avait déjà aplani le chemin : si j’étais  partie 5 minutes avant ou 5 minutes après de cette assemblée : je ne l’aurais pas rencontrée ! - que je lui ai parlé de mon Christ ; sans doute maladroitement, je n’ai pas la parole facile, plus à l’aise dans les écrits peut-être.


Nous avons continué à papoter comme toute femmes qui se respectent ;) ; ce qui m’a permis de témoigner ; et nous sommes descendues à la même station parce, pas par hasard, ces amis (es) habitaient à même pas 100 mètres de chez moi ! 


Avant de nous quitter, elle m’a dit : « Vous, je ne vous ai pas rencontrée pour rien ! » ; je lui donc répondu : « Certainement pas » (Non : je ne lui ai pas dit que ce n’était pas le hasard :) !) ! Je lui ai donné un évangile que j’avais, pas par hasard, dans mon sac.


« Pas par hasard » : tout est conduit par Dieu ; tout a été conduit par Dieu dans cette circonstance dans laquelle j’ai été un instrument, humble instrument. 


Petite note pour conclure : que faites-vous donc encore  assis sur une chaise « d’église »  pour en partir satisfaits d’avoir rempli votre devoir religieux dans 4 murs en pierres, rentrer chez vous… et recommencer à la réunion ou culte suivant ?

 

Lait-et-miel

 


  Reproduction intégrale autorisée

 (Ce cadre inclus, SVP)

  MT (lait-et-miel) 

http://au-commencement.over-blog.com/

 

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Published by lait-et-miel