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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 07:36

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Sommes-nous libérés de la Loi ?

B42

Article de Henri Viaud-Murat. 

 

 

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée


La Loi de Dieu est éternelle. Elle est établie dans les cieux. Les Chrétiens sont-ils soumis à la Loi, tout au moins partiellement, ou en ont-ils été complètement libérés ? De la réponse à cette question dépend notre marche chrétienne.


 Voici ce que le Seigneur Jésus a dit :

“Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux” (Matthieu 5 : 17-20).


Comment concilier ces paroles avec le fait que d’autres enseignements du Nouveau Testament nous affirment que les Chrétiens ont été libérés de la Loi ? Nous devons donc replacer ces paroles du Seigneur Jésus dans le contexte de l’ensemble de la Parole de Dieu. Le Seigneur S’adressait à Ses disciples, qui, à ce moment-là, étaient tous Juifs, et n’avaient connu ni la croix ni la Pentecôte. L’Eglise n’était pas encore instituée.


Adam et Eve étaient saints et justes jusqu’au moment de leur désobéissance, qui les a plongés dans la mort et la malédiction. Depuis la chute, le Seigneur a cherché à faire retrouver aux hommes cette justice qu’ils avaient perdue. Mais, pour cela, il était nécessaire qu’Il envoie Son Fils Jésus, afin d’expier nos péchés sur la croix, pour que tous ceux qui croient en Lui reçoivent, non seulement le pardon de leurs péchés, mais une nouvelle nature spirituelle revêtue de la justice de Dieu.


En attendant la venue de Jésus, les hommes restaient soumis à la loi de péché et de mort. Leur nature de péché ne cessait de produire ses mauvais fruits, et il était nécessaire que les hommes prennent pleinement conscience du caractère foncièrement mauvais et irrécupérable de cette nature de péché. Tant que le péché n’avait pas atteint son comble, les hommes ne pouvaient pas être vraiment conscients qu’ils avaient besoin d’un Sauveur.


Les saints de l’Ancien Testament pouvaient recevoir le pardon de leurs péchés par la grâce et par la foi, comme Abraham, mais il ne leur était pas possible de marcher pleinement par l’esprit, dans une complète victoire sur le péché. Jésus n’était pas encore venu, la croix n’avait pas encore été révélée, le Saint-Esprit n’avait pas été répandu et ne pouvait pas demeurer en permanence à l’intérieur des saints.


Dieu a donc commencé par choisir un homme fidèle et obéissant, auquel Il a promis que la terre entière serait bénie par sa descendance. Cet homme s’appelait Abraham. Grâce à la foi de cet homme, Dieu lui a imputé Sa justice.

 

Voici la promesse faite par Dieu à Abraham :

“Lorsque Abram fut âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, l’Eternel apparut à Abram, et lui dit : Je suis le Dieu tout-puissant. Marche devant ma face, et sois intègre. J’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’infini. Abram tomba sur sa face ; et Dieu lui parla, en disant : Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d’une multitude de nations. On ne t’appellera plus Abram ; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d’une multitude de nations. Je te rendrai fécond à l’infini, je ferai de toi des nations ; et des rois sortiront de toi. J’établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi, selon leurs générations : ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi” (Genèse 17 : 1-7).


Plus tard, Dieu renouvelle Sa promesse :

“L’ange de l’Eternel appela une seconde fois Abraham des cieux, et dit : Je le jure par moi-même, parole de l’Eternel ! parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix” (Genèse 22 : 15-18).


La terre entière devait être bénie par la venue d’un Sauveur, qui devait être issu de la descendance d’Abraham, et qui devait permettre à ceux qui croiraient en Lui de recevoir la justice parfaite de Dieu.


Quatre cent trente ans plus tard, sur la Montagne du Sinaï, Dieu donna Sa Loi à Moïse, afin de garder le peuple de Dieu sous une discipline nécessaire, en attendant la venue de Celui par Lequel allait s’accomplir la bénédiction promise à Abraham. Voici comment Paul explique la nécessité de la Loi :

“Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur. Or, le médiateur n’est pas médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul. La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi. Mais l’Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient. Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ” (Galates 3 : 19-26).


Le but de Dieu était de rendre justes les hommes tombés sous la domination de la loi du péché et de la mort. Ils ne pouvaient être justifiés que par la foi en Jésus-Christ. En attendant la venue de Jésus, Dieu a donné Sa Loi, afin de maintenir les hommes pécheurs sous une stricte discipline, et de leur donner un pédagogue pour les conduire à Christ. La foi en Christ étant venue, nous n’avons plus besoin de ce pédagogue.


La Loi aurait pu nous justifier, s’il nous avait été possible d’obéir parfaitement à ses 613 commandements. Mais l’homme déchu, contrôlé par la puissance de péché et de mort, était incapable d’observer toute la Loi. Seul le Seigneur Jésus, né sans péché, l’a fait.


Quand Jésus parle de la Loi, Il parle, bien entendu, de la Loi de Dieu, mais plus précisément de la Loi de Moïse. Dieu exigeait que l’homme observe Sa Loi, et le Fils de Dieu ne pouvait faire autrement que l’exiger aussi. Il savait très bien que l’homme était incapable d’obéir à la Loi. Mais il fallait que la Loi accomplisse parfaitement son œuvre, qui était de révéler pleinement le péché de l’homme, et son incapacité d’obéir.


Dans un autre passage célèbre, Paul explique le rôle de la Loi :

“C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché, car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi. Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir. Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense ; car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup. Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché ; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses. Si par l’offense d’un seul, la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul. Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. Car, comme par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes. Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 5 : 12-21).


Avant la venue de la Loi, le péché était dans le monde, et continuait à produire la mort. Mais le péché n’était pas imputé, car il n’y avait pas de Loi. Quand il n’y a pas de Loi, le coupable ne peut pas être puni de la même manière que quand il y a une Loi. La Loi de Dieu est intervenue pour que le péché abonde, afin que l’homme réalise son état et comprenne qu’il avait besoin de la grâce surabondante de Dieu pour être pardonné et justifié.


“Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort. Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli. Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point. Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort. Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus. Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort. Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir. La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point” (Romains 7 : 5-13).


La Loi a stimulé les passions des péchés dans les membres de l’homme pécheur, de sorte qu’il a porté des fruits abondants pour la mort. Il fallait que l’homme prenne conscience de sa nature de péché, et c’est l’une des fonctions de la Loi : qu’elle fasse comprendre à l’homme pécheur qu’il est condamnable au plus haut point devant Dieu, et qu’il a donc besoin d’être pardonné et sauvé.

L’homme pécheur devait comprendre qu’il avait en lui, dans sa chair, une loi implacable de péché et de mort qui rendait la Loi de Dieu sans force, et qu’il avait besoin d’une loi supérieure, celle de la foi et de l’esprit de vie en Jésus-Christ, pour être libéré de la loi de péché et de mort qui était en lui.


Ainsi, la puissance du péché, c’est la Loi de Dieu (1 Cor. 15 : 56). C’est la Loi qui stimule le péché dans l’homme pécheur. La Loi de Dieu est bonne, agréable et parfaite. Mais elle n’a pas été donnée pour justifier les hommes, ni pour les mener à la perfection. Au contraire, elle a été donnée pour que l’homme réalise son iniquité et son imperfection congénitale et irrémédiable. Il fallait que l’homme comprenne qu’il devait passer par une nouvelle naissance spirituelle, pour entrer dans le Royaume de Dieu. Le pécheur a besoin d’entendre la Loi, avant de recevoir la grâce ! Si on lui prêche trop tôt la grâce, il n’a qu’une conviction de péché superficielle. C’est quand il est profondément convaincu de péché par la Loi qu’il peut être mis en présence de la grâce.


S’il avait été possible que l’homme pécheur soit justifié par l’obéissance à la Loi, il n’aurait pas été nécessaire que Christ vienne mourir sur la croix, et Il serait donc mort en vain. 


“Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.” (Galates 2 : 16).

“Car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain” (Galates 2 : 21).


Christ est la fin de la Loi.

“Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1 : 16-17).


“Sachez donc, hommes frères, que c’est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse” (Actes 13 : 38-39).

Déjà avant la Loi de Moïse, Abraham avait été justifié par la foi, et non par les œuvres.


“Que dirons-nous donc qu’Abraham, notre père, a obtenu selon la chair ? Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu. Car que dit l’Ecriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice” (Romains 4 : 1-3).


C’est ainsi que Dieu fit alliance avec Abraham, et que la terre entière devait être au bénéfice de cette alliance, par Jésus-Christ. La Loi de Moïse a été donnée par la suite, mais n’a été qu’une parenthèse. Personne ne pouvait être justifié par les œuvres de la Loi, car la chair la rendait sans force. Dieu nous a donc fait grâce, en nous envoyant Son Fils Jésus-Christ. C’est par Lui que nous pouvons à présent être justifiés de tout ce dont nous ne pouvions pas être justifiés par la Loi. La Loi produit la colère de Dieu, mais la foi en Christ conduit à la justification. 


“Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché. Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ” (Romains 3 : 20-24).


“Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence : ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient” (Romains 10 : 2-4).


Si Christ est la fin de la Loi, pour la justification de tous ceux qui croient, c’est parce que tous ceux qui croient à Jésus meurent à la Loi en Lui. En effet, la Loi pouvait être comparée à un mari très exigeant que son épouse imparfaite ne parvenait jamais à satisfaire. Le Seigneur a fait passer cette épouse malheureuse par la mort, pour qu’elle échappe à la tyrannie de son mari, et l’a ressuscitée à une vie nouvelle, pour la prendre ensuite comme Son Epouse sainte.


“De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu. Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort. Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli” (Romains 7 : 4-6).


Ceux qui veulent obéir à la Loi s’efforcent de servir Dieu selon la lettre. Tandis que ceux qui sont passés par la mort et la résurrection en Jésus-Christ peuvent Le servir dans un esprit nouveau, et porter le bon fruit de l’Esprit. Ils peuvent être dégagés de l’emprise de la loi de péché et de mort qui est dans la chair, pour marcher dans l’esprit, à l’image de Christ qui vit en eux.


En fait, la Loi nous a conduits à la mort, afin que nous puissions revivre en Christ, et servir Dieu dans un esprit nouveau. La Loi nous a convaincus de notre impossibilité d’obéir parfaitement à Dieu, à cause de la puissance de la chair de péché. Dieu nous a donc fait mourir au péché, à la chair, à Satan, au monde, mais aussi à la Loi, afin de renaître à une vie nouvelle, celle de l’Esprit ! Dans cette vie nouvelle, nous pouvons marcher par la foi et par l’esprit, car nous avons la victoire sur la chair par la croix. Nous n’avons plus besoin de la Loi pour obéir, car l’esprit nous permet de manifester la perfection de Christ dans notre nature nouvelle.


“Car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi” (Galates 2 : 19-20).


En effet, la Loi n’est pas faite pour le juste, mais pour le pécheur.


“Nous n’ignorons pas que la loi est bonne, pourvu qu’on en fasse un usage légitime, sachant bien que la loi n’est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers, les impudiques, les infâmes, les voleurs d’hommes, les menteurs, les parjures, et tout ce qui est contraire à la saine doctrine” (1 Timothée 1 : 8-10).


Sans Christ, nous sommes des pécheurs par nature. En Christ, nous devenons justes et saints par nature, et nous n’avons plus besoin de la Loi, pourvu que nous marchions dans l’esprit nouveau que nous avons reçu ! Ceux qui marchent selon la chair restent sous la malédiction de la Loi.


Si tous les hommes étaient bons, justes et saints, remplis d’amour et de pureté, nous pourrions abolir toutes nos lois, et nous n’aurions plus besoin de justice, de prisons, de police et d’armée ! Dans le Ciel, ceux qui sont sauvés n’ont besoin d’aucune Loi ! Il doit en être de même dans l’Eglise qui marche par l’esprit !

L’apôtre Paul était très sévère envers ceux qui avaient commencé par l’esprit et par la foi, mais qui étaient retombés sous la Loi.


“C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. Voici, moi Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien. Et je proteste encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière. Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce” (Galates 5 : 1-4).


Il est donc toujours possible, une fois que nous avons été affranchis par la foi en Jésus-Christ, de nous laisser mettre à nouveau sous le joug de la servitude. Ce joug dont parle Paul ici, c’est le joug de la Loi. Les Galates essayaient à nouveau d’atteindre la justice de Dieu en obéissant à des lois et des règlements. Ils étaient donc déchus de la grâce qui est en Christ, et Paul leur dit même qu’ils étaient “séparés de Christ.” Cela signifie que la vie de Christ, qui était pourtant présente dans leur esprit régénéré, ne pouvait plus les atteindre pour diriger pleinement leur vie et leur comportement. 


Ceux qui sont conduits par l’esprit ne sont plus sous la Loi, car l’Esprit de Dieu qui est en eux les conduit naturellement dans une obéissance de cœur à la Parole de Dieu.


“Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres” (Galates 5 : 13).


Paul s’adressait à des Galates qui étaient passés par la nouvelle naissance spirituelle, mais qui avaient rétrogradé dans la vie de la chair. 


Est-il possible, pour un enfant de Dieu né de nouveau, de faire de leur liberté en Christ un prétexte de vivre selon la chair ? Certainement ! Car, sinon, à quoi servirait cette exhortation de Paul, s’il n’était pas possible qu’un enfant de Dieu retombe dans la chair ?


“Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair” (Galates 5 : 14-16).


Si Paul exhorte les Galates à ne plus se mordre et se dévorer les uns les autres, c’est qu’il est possible à des Chrétiens nés de nouveau de se mordre et de se dévorer, s’ils laissent la chair les contrôler ! La seule manière de ne pas laisser la chair nous contrôler est de la garder soumise en permanence à la puissance de la croix, et de marcher par l’esprit !


Un Chrétien qui se remet sous la Loi ne peut que se remettre sous la domination de la chair, car la Loi stimule la chair et le péché. Le légalisme stimule en réalité la rébellion et le péché ! La Loi ne peut pas crucifier la chair. Seule la croix peut crucifier la chair. C’est pour cela que nous aussi, nous pouvons crucifier la chair de manière pratique, par la foi. Ainsi, la chair n’est plus un obstacle à la manifestation de la vie de l’esprit en nous ! La chair reste présente dans nos membres, mais elle est réduite à l’impuissance par la puissance de la croix, et ne nous souille plus par ses œuvres mauvaises.


Notre corps physique peut donc, malgré la présence de la chair en lui, devenir un instrument parfait de la justice de Dieu, si nous marchons par l’esprit, dans la foi en l’œuvre de Christ. Mais nous devons rester dans la foi à chaque instant.


“Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi” (Galates 5 : 17-18).


Les désirs de la chair et ceux de l’esprit s’opposent en nous. Nous devons cesser de nous identifier aux désirs de la chair, pour nous identifier aux désirs de l’esprit. Si nous sommes identifiés aux désirs de la chair en nous, alors les désirs de la chair deviennent les nôtres. Nous ne nous rendons plus compte que ces désirs ne viennent pas de notre être spirituel régénéré, mais qu’ils viennent d’une autre source, de la chair. Nous croyons que ces désirs viennent de nous, parce que la chair a réussi à nous tromper. Nous ne soumettons pas ces désirs charnels à un examen attentif, à la lumière de la Parole de Dieu et du Saint-Esprit, pour discerner quelle est leur origine.


C’est pour cela que Paul leur explique que les désirs de la chair sont contraires à ceux de l’esprit, “afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez.” Les Galates étaient conscients qu’il y avait en eux des désirs de l’esprit, mais ils restaient identifiés aux désirs de la chair, qui étaient devenus “leurs désirs.” Seuls les désirs de l’esprit en eux les empêchaient de se livrer à leurs désirs charnels.


Mais, pour avoir pleinement la victoire sue ces désirs charnels, ils devaient comprendre l’œuvre de la croix et apprendre à marcher par l’esprit.


Il ne faut pas déduire de ce verset que les Chrétiens ont deux natures, une bonne et une mauvaise. Au contraire, il faut réaliser que nous n’avons qu’une seule nature, la nouvelle nature sainte et juste que Dieu a créée en nous à notre nouvelle naissance, mais que nos pensées et nos désirs peuvent être séduits et corrompus par les pensées et les désirs de la chair, au point de finir par croire que ces pensées et ces désirs sont les nôtres, ce qui ne peut manquer de nous lier à la chair.


La seule chose qui peut alors nous délier et nous affranchir, c’est la Vérité de la Parole de Dieu. Il faut que nous prenions le temps d’examiner, à la lumière du Saint-Esprit, si les désirs et les pensées qui se manifestent au niveau de notre âme sont conformes à la Parole de Dieu. Une fois que nous sommes éclairés, nous pouvons renoncer, par la foi, à ces pensées et ces désirs charnels, et nous laisser diriger par l’esprit.


Si nous n’examinons pas attentivement les pensées et les désirs charnels qui se manifestent à nous, ils risquent de nous séduire et de nous convaincre qu’ils sont légitimes. Nous allons nous identifier à ces pensées et ces désirs charnels, qui vont alors produire en nous les œuvres de la chair.


C’est pour cette raison que Paul appelle les Chrétiens à renouveler leur intelligence. L’intelligence fait partie de l’âme. Notre intelligence peut s’ouvrir aux pensées de la chair, qui s’incrustent alors dans notre âme, et la souillent. Le renouvellement de l’intelligence consiste à remplacer les pensées charnelles par les pensées de l’esprit, qui nous viennent de Dieu. Notre âme peut ainsi être sanctifiée et purifiée, jusqu’à être parfaitement pure, à l’image de notre esprit.


“Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait” (Romains 12 : 2).


Paul exhortera de même les Ephésiens “à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence” (Eph. 4 : 23). Cela signifie que l’esprit qui animait notre intelligence doit changer. Auparavant, c’était la chair qui inspirait notre intelligence. A présent, la source d’inspiration doit changer, et c’est notre esprit qui doit inspirer notre intelligence. 


Il y a donc deux sources spirituelles qui sont actives en nous, celle de la chair, et celle de l’esprit. Il faut fermer la source de la chair, et ouvrir pleinement celle de l’esprit.


Si nous n’avons pas veillé sur nos pensées et nos sentiments, et si nous avons laissé la chair nous contrôler, nous pourrons toutefois exercer notre discernement ultérieurement, au niveau de notre comportement, pour savoir si les œuvres que nous produisons sont celles de la chair ou celles de l’esprit. Il aurait mieux valu que nous exercions notre discernement avant que ces œuvres se manifestent. Mais nous pouvons toujours nous rattraper, en discernant si notre comportement est juste ou non devant Dieu. Là encore, nous sommes éclairés par la Parole de Dieu et par le Saint-Esprit.


“Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n’est pas contre ces choses” (Galates 5 : 19-23).


Paul donne ici une liste (non exhaustive) des œuvres de la chair et des aspects du fruit de l’esprit. Cette liste n’est pas destinée à nous faire apprendre par cœur une sorte de “check-list” pour essayer de produire artificiellement le fruit de l’esprit, et de lutter contre les œuvres de la chair par notre propre volonté, ou en nous imposant une loi. Mais il veut nous aider à qualifier ce qui se produit au niveau de notre comportement pratique, pour que nous réalisions plus facilement si nous sommes conduits par la chair ou par l’esprit.


Nous voyons aussi que la Loi n’est pas contre le fruit de l’esprit. Le fruit de l’esprit est en accord avec la Loi de Dieu. Mais ce n’est pas la Loi qui permet de produire le fruit de l’esprit, c’est la foi ! C’est par la Loi que nous sommes morts à la Loi, afin de vivre pour Dieu par la foi, c’est-à-dire par l’esprit !


“Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions” (Ephésiens 2 : 8-10).


Le don de la grâce de Dieu en Jésus-Christ a été de nous sauver, par le moyen de la foi. Et cette foi doit produire en nous les œuvres correspondantes, qui sont celles de l’esprit. Tandis que celui qui s’attache aux œuvres de la Loi est encore sous la malédiction. Il ne peut que produire les œuvres de la chair et se glorifier de ses efforts inutiles, sans jamais atteindre la perfection de la foi.


“Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions” (Ephésiens 2 : 13-15).


L’inimitié a été anéantie par la mort de Christ. Jésus, par sa chair, a anéanti la Loi des ordonnances dans ses prescriptions ! Il a anéanti la Loi en nous faisant mourir à la Loi ! La Loi subsiste dans les cieux, mais elle est anéantie pour nous, parce que nous sommes morts à la Loi. La Loi appartient à une autre dimension, celle des pécheurs. La foi nous permet à présent de devenir des saints, de recevoir l’Esprit de Dieu, et de marcher par l’esprit !


Paul dit aux Galates :

“Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication de la foi ? Etes-vous tellement dépourvus de sens ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair ? Avez-vous tant souffert en vain ? si toutefois c’est en vain. Celui qui vous accorde l’Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ?” (Galates 3 : 2-5).


La Loi ne nous permet pas de recevoir l’Esprit. Elle ne permet pas à Dieu d’opérer des miracles parmi nous ! Seule la prédication de la foi le permet !


“Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice, reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham. Aussi l’Ecriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ! de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant” (Galates 3 : 6-9).

 

Si nous voulons entrer dans la pleine bénédiction d’Abraham, nous devons cesser de pratiquer toute forme de loi, et cesser de nous imposer des règles et des commandements, pour apprendre à marcher par l’esprit ! C’est toute la différence entre la religion chrétienne et la vie de l’esprit en Christ ! La chair nous maintient au niveau de la religion, tandis que l’esprit nous fait pénétrer dans la Vie de Christ.


“Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique. Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le juste vivra par la foi. Or, la loi ne procède pas de la foi ; mais elle dit : Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis” (Galates 3 : 10-14).


Si, en tant que Chrétiens, nous nous attachons à toute forme de Loi, nous restons sous la malédiction ! Or Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, étant devenu malédiction pour nous, afin que nous puissions marcher par la foi dans les traces d’Abraham, hériter de toute sa bénédiction, et recevoir l’Esprit qui avait été promis ! Oh, l’inutilité de la Loi, et la puissance de la croix et de la foi !


L’épître aux Hébreux nous confirme encore que nous avons été libérés de la Loi. Elle nous révèle que nous avons changé de sacerdoce, de Loi, et de Souverain Sacrificateur !


“Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron ? Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi” (Hébreux 7 : 11-12).


Le sacerdoce lévitique, selon l’ordre d’Aaron a changé, pour être remplacé par le sacerdoce selon l’ordre supérieur de Melchisédek.


“En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel ; car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce. Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek, institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable ; car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour toujours Selon l’ordre de Melchisédek” (Hébreux 7 : 13-17).


L’auteur de l’épître appelle la Loi de Moïse “la loi d’une ordonnance charnelle” ! Il s’agissait en effet d’une Loi faite pour des hommes charnels, incapable de les faire entrer dans la puissance d’une vie impérissable. Jésus est Souverain Sacrificateur pour toujours, et tous Ses disciples sont sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek.


“Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu. Et, comme cela n’a pas eu lieu sans serment, car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas : Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente” (Hébreux 7 : 18-22).


A la venue de Jésus, la Loi est devenue inutile, car elle était incapable d’amener quiconque à la perfection. Elle a donc été abolie pour les disciples de Jésus, et le Seigneur nous a introduits, par la foi en Son Nom et en Son sacrifice, dans une alliance plus excellente !


“Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi), il dit ensuite : Voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés” (Hébreux 10 : 8-14).


Grâce à cette alliance, grâce à la présence permanente du Saint-Esprit dans ceux qui sont régénérés en Christ, nous pouvons à présent entrer dans la perfection et accomplir la Loi royale, la Loi de Christ, qui se résume à ces deux commandements : “Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force” et “Tu aimeras ton prochain comme toi-même” (Marc 12 : 30-31).


“Car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements : Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi” (Romains 123 : 8-10).


“Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes” (Mat. 7 : 12).


Toute la marche par l’esprit est résumée dans ces versets ! La crucifixion de la chair permet aux enfants de Dieu d’exprimer pleinement l’amour de Christ qu’ils ont reçu dans leur esprit ! L’amour est plus fort que la Loi !


Les combats constants de Paul.

L’apôtre Paul avait pleinement reçu la révélation de la croix et de la marche par l’esprit. Mais il dut constamment lutter contre les légalistes religieux et ceux qui voulaient contraindre l’Eglise à judaïser et à obéir à la Loi.


On cherche souvent à représenter Paul comme un Rabbin Orthodoxe qui respectait la Loi, mais rien n’est plus éloigné de la vérité. Paul était un prédicateur de la grâce. Or la grâce est indissociable de la croix, et la grâce est incompatible avec la Loi. La grâce est en revanche indissociable de la foi.


Ceux qui s’opposaient le plus farouchement à Paul étaient les membres de l’Eglise de Jérusalem, sous la direction de Jacques, le frère du Seigneur. Lors du concile de Jérusalem, décrit dans Actes 15, un compromis fut trouvé, sous l’inspiration de l’Esprit, afin d’éviter un schisme entre les partisans de la Loi et ceux de la grâce.


Les païens convertis à Christ n’étaient plus obligés de suivre la Loi, mais les Juifs convertis à Christ, d’après Jacques, devaient continuer à obéir à toute la Loi. Voici ce que Jacques dit à Paul, à la fin du Livre des Actes :

“Le lendemain, Paul se rendit avec nous chez Jacques, et tous les anciens s’y réunirent. Après les avoir salués, il raconta en détail ce que Dieu avait fait au milieu des païens par son ministère. Quand ils l’eurent entendu, ils glorifièrent Dieu. Puis ils lui dirent : Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru, et tous sont zélés pour la loi. Or, ils ont appris que tu enseignes à tous les Juifs qui sont parmi les païens à renoncer à Moïse, leur disant de ne pas circoncire les enfants et de ne pas se conformer aux coutumes. Que faire donc ? Sans aucun doute la multitude se rassemblera, car on saura que tu es venu. C’est pourquoi fais ce que nous allons te dire. Il y a parmi nous quatre hommes qui ont fait un vœu ; prends-les avec toi, purifie-toi avec eux, et pourvois à leur dépense, afin qu’ils se rasent la tête. Et ainsi tous sauront que ce qu’ils ont entendu dire sur ton compte est faux, mais que toi aussi tu te conduis en observateur de la loi. A l’égard des païens qui ont cru, nous avons décidé et nous leur avons écrit qu’ils eussent à s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l’impudicité. Alors Paul prit ces hommes, se purifia, et entra le lendemain dans le temple avec eux, pour annoncer à quel jour la purification serait accomplie et l’offrande présentée pour chacun d’eux” (Actes 21 : 18-26).


On mesure à quel point Jacques se méprenait sur Paul et sur la grâce ! Paul était bien loin de se comporter comme un observateur zélé de la Loi ! Il a dû accepter, avec beaucoup de douleur dans son âme, de se conformer à ce que Jacques lui suggérait dans son légalisme, afin d’éviter de se couper de la communauté de Jérusalem. La suite montrera que sa tentative de conciliation n’a servi à rien. Paul lui-même dira :

“Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Evangile, afin d’y avoir part” (1 Cor. 9 : 19-23).


Voilà dans quel esprit Paul a agi à Jérusalem. Il supportait les faibles et acceptait de se faire faible avec eux afin de les gagner à la grâce. Mais il était libre en ce qui concerne la Loi !


Il dit toutefois aux Corinthiens :

“Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles. Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles ? Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort ! En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ. C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère” (1 Cor. 8 : 9-13).


Paul était libre de manger des viandes sacrifiées aux idoles. Mais il ne l’aurait jamais fait, pour ne pas blesser la conscience des faibles, et pécher ainsi contre Christ.


C’est la même attitude que les Chrétiens qui marchent selon l’esprit doivent avoir : savoir qu’ils sont libres vis-à-vis de la Loi, comme vis-à-vis de toute loi, mais veiller à ne pas blesser la conscience des faibles de l’Eglise. L’amour peut donc nous pousser à faire comme si nous étions sous la Loi, tout en étant libérés de la Loi.


Dieu nous a définitivement libérés de l’obligation d’obéir à une Loi extérieure. Par la croix, Il a réduit la chair à l’impuissance, et nous a donné Son Esprit, pour que nous puissions Lui obéir pleinement de l’intérieur, de notre cœur.


“Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice” (Romains 6 : 17-18).


Ce que Dieu veut, c’est que nous ayons tous part à cette glorieuse liberté des enfants de Dieu. Cette liberté que Christ nous a acquise ne doit jamais être une raison de laisser la chair se manifester, sous prétexte que nous ne sommes plus sous la Loi, mais sous la grâce. Mais le Seigneur Jésus nous a acquis cette précieuse liberté, afin de pouvoir pleinement marcher comme Lui, de pouvoir accomplir, par la foi et par la grâce, les mêmes œuvres que Lui, et de plus grandes encore, parce qu’Il nous a rendus participants de Sa vie divine, et nous accordé Son Esprit. Gloire au Seigneur Jésus pour Son œuvre parfaite !

 

Spource : http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com/2009/01/28/sommes-nous-liberes-de-la-loi/

 

 

 

 

 

 

 

 


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Published by lait-et-miel